Paramahamsa Vishwananda nous rappelle régulièrement l’importance de la Bhagavad Gita. De temps à autre, nous partagerons avec vous des éclairages sur la Bhagavad Gita pour vous aider à apprendre et à vivre Ses enseignements. Dans l’article d’aujourd’hui, nous nous concentrerons sur le Chapitre 9, verset 30. 

Auteur : Bhavani

 

Si même le plus grand pécheur Me vénère avec une dévotion exclusive, il doit être considéré comme vertueux, car il a pris la bonne résolution.

Bhagavad Gita, 9.30

 

Récemment, Guruji a parlé de Sainte Marie d’Égypte – une femme superbe qui avait quitté sa maison à l’âge de douze ans pour aller vivre à Alexandrie et qui s’est laissée séduire par les plaisirs du corps. Son objectif, à ce moment-là dans sa vie, était centré sur la satisfaction de son plaisir sensuel et elle a vécu ainsi pendant dix-sept ans, sans chercher à prendre le moindre argent aux hommes comme paiement. Un jour, elle vit passer un groupe de voyageurs se dirigeant vers la mer. Après les avoir questionnés, elle apprit qu’ils se rendaient à Jérusalem pour l’exaltation de la précieuse croix de la résurrection et elle décida donc de voyager avec les fidèles, en recherche de plus d’hommes pouvant satisfaire sa soif de luxure. Elle offrit son corps aux hommes du bateau pour qu’ils lui permettent de faire la traversée. Arrivée à destination à midi, elle suivit les pèlerins jusqu’à l’entrée de l’église, à nouveau avec un même but en tête, mais elle s’aperçut qu’elle était physiquement incapable d’entrer dans l’Église, une force invisible la retenant d’entrer. Après avoir essayé d’entrer par divers moyens, elle renonça et resta debout à l’entrée. C’est alors qu’une réalisation se fit en elle et qu’elle comprit pourquoi elle n’avait pas pu entrer. Aussitôt qu’elle reconnut ses méfaits, elle vit une icône de la Sainte Vierge Marie et pleura amèrement devant Elle. Elle Lui adressa une prière et Lui demanda de lui montrer la voie, confiante en ce que le Seigneur est toujours miséricordieux et qu’Il est venu délivrer les pêcheurs pour les amener vers la voie du vrai repentir. Elle fit la promesse à la Mère de changer ses manières, en conséquence de quoi, la force invisible qui l’empêchait d’entrer, permit son passage à l’intérieur de l’Église pour y vénérer le Seigneur. En sortant de l’église, elle prit la ferme résolution de vivre une vie de solitude et s’en fut dans le désert.

Écouter son histoire est incroyablement touchant et inspirant. Prendre une telle résolution exige d’avoir une force faramineuse. Les dix-sept premières années de sa vie dans le désert, elle fut tourmentée par son mental qui cherchait à la convaincre de retourner vivre une vie de plaisir, agrémentée de bons repas et de vin. Au lieu de quoi, pendant 47 ans en tout, elle vécut dans une grande intensité, n’oubliant jamais son objectif et la raison pour laquelle elle avait abandonné tous les plaisirs du monde. Elle reconnut sa faiblesse et les actes qui l’avaient éloignée de Dieu.

Elle est un exemple de ce verset dont il est question aujourd’hui. Dans Son commentaire du Chapitre 9, verset 30, Paramahamsa Vishwananda explique que si un dévot s’efforce de renoncer à ses attachements pour le monde extérieur, qu’il essaye de se défaire complètement des vices, mais qu’il se retrouve désespérément mené par le samsara et encore affecté par la nature négative, mais qu’il a la foi et de la dévotion pour le Seigneur avec un cœur abandonné, alors on ne devrait pas le considérer comme un pécheur. Au contraire, on devrait le voir comme un saint.

Guruji, dans Ses récents satangs, a dit que la plus grande maladie humaine, c’est de ne pas connaître notre but. Nous pensons que le monde extérieur nous comblera et tôt ou tard, il nous apparaît qu’il n’y a pas une once de vérité là-dedans. Nous faisons passer nos propres désirs du mental avant Lui, et par conséquent, tôt ou tard, nous apprenons des vérités qui peuvent ne pas être facile à accepter pour celui-ci.

Il me semble que la vie de Sainte Marie d’Égypte a été si bien orchestrée du début à la fin. Guruji a également dit lors de Son discours sur le Ramayana que seul le Seigneur sait comment amener quelqu’un jusqu’aux Pieds du Seigneur. Il est impossible de juger ou de comparer le chemin que chaque âme a à prendre. Agir ainsi est purement hypocrite et se fait si facilement chez les gens apparemment spirituels. Sainte Marie d’Égypte vaut pour exemple, que peu importe ce que nous avons pu faire, le Seigneur est toujours enclin à nous donner la force de changer, si tant est que l’on veuille bien voir ce que nous avons besoin de changer et être vraiment sincère dans nos efforts. Son expérience de vie lui a donné un sabre pouvant couper court à toute fierté, permettant à un véritable sentiment d’humilité d’éclore. Elle se vit elle-même comme la plus grande pécheresse, mais n’a jamais perdu de vue sa concentration sur Dieu. Elle s’est transformée et s’est abandonnée entièrement à Dieu et elle est à présent pour nous tous une formidable inspiration et une lueur d’espoir.

 

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