C’était le dernier jour de la Retraite des 5 Éléments à Lanzarote et nous étions un large groupe à attendre l’arrivée de Paramahamsa Vishwananda. Alors que nous attendions, quelqu’un a suggéré de répéter tout haut  « Vitthala » ensemble. Tout le monde a commencé à chanter joyeusement mais je n’arrivais pas à rentrer dedans. Cela me semblait juste incorrect et déloyal. Je venais de passer le dernier quart de ma vie à réciter le mantra « om namo narayanaya » tous les jours et je ne savais rien à propos de Vitthala. Donc pendant que tout le monde répétait Vitthala à voix haute, je répétais  om namo narayanaya intérieurement. 

Maintenant, avançons rapidement cinq mois plus tard, quand ma famille et moi sommes arrivés à Shree Peetha Nilaya – L’Ashram, juste à temps pour rejoindre la toute fin des prières du soir. Un ami nous a amené à l’avant du temple, mes jeunes enfants et moi-même, à un endroit où nous étions proches de Gurudev, nous tenant sous la peinture de mon ishtadeva, Dhana-Lakshmi. Il nous a vu et m’a dit quelque chose que je n’ai pas réussi à comprendre.

Aussitôt les prières terminées, Gurudev S’est avancé vers nous et a pris les garçons dans Ses bras, un sur chaque bras, et nous avons parlé. Une fois la conversation terminée et le temple redevenu silencieux, Gurudev m’a conduit jusqu’à la peinture de Panduranga entouré de Ses saints Varkari. Il a pris une profonde respiration, a soupiré puis a dit : « J’aime être là avec eux. »

Nous sommes restés debout en silence un certain temps puis Il m’a dit d’aller au Panduranga-arati. Mon amour pour Vitthala Panduranga a doucement grandi à partir de là, générant un profond amour et un désir pour Lui. Je suis maintenant capable de ressentir la douceur de la répétition du Nom de Vitthala, sans que cela n’enlève rien au om namo narayanaya. Chaque mantra offre un ressenti différent, et pour moi, Vitthala est aussi doux et plein de compassion que Lui l’est, se tenant patiemment debout, les mains sur les hanches, en attendant Son dévot. 

 

Il suffit simplement d’écouter, de monter le volume et de chanter avec tout notre cœur, et alors les malheurs s’en vont parce que vous vous absorbez dans le Divin.

Paramahamsa Vishwananda

 

Dans la dernière publication de Bhakti Yoga Mantras, « Vitthala Panduranga », on découvre la douce voix de Lalita Dasika mixée avec des couches de beats et de rythmes, créant une combinaison captivante et envoûtante qui nous emmène dans une autre dimension. Lalita Dasika m’a expliqué que la musique est l’instrument parfait pour aider à faire disparaître tous les malheurs. Si la musique qui s’accompagne de Noms Divins est aussi puissante, c’est parce que nous finissons par nous absorber dans le Divin.

Pour Lalita Dasika, il y avait quelque chose de particulièrement spécial à chanter « Vitthala Panduranga », car Krishna est son ishtadeva et qu’on a ajouté Ses noms dans le mantra. D’habitude, elle chante ces Noms en privé, pendant la puja, un moment très personnel. Les réciter au micro et devant du monde était extraordinaire et a amplifié son expérience de chanter ce mantra où elle décrit le sombre, le divin, le mystique aspect de Dieu.

Elle a conclu en me disant qu’elle se sentait inspirée par le fait de travailler avec d’autres dévots qui partagent les mêmes valeurs, points de vue, et plus important encore, bhakti. C’était la première fois qu’elle faisait l’expérience de travailler avec une équipe de bhaktas et cela l’a touchée, la laissant dans un profond sentiment de gratitude pour Paramahamsa Vishwananda.

 

 

Leurs pensées focalisées sur Moi et leur vie tournant autour de Moi, ils s’inspirent les uns les autres. Ils tirent béatitude et contentement à parler continuellement de Ma gloire.     

Bhagavad Gita, 10.9